
Jamais je n'aurais cru assister un jour à un lever de soleil.
Le mois d'août se sera pourtant chargé de réfuter cette croyance qui n'a plus aujourd'hui lieu d'être. Jour après jour, matin après matin, c'est levée avant l'aube que je prends part pour la première fois de ma vie à un nouveau monde : celui du crépuscule.
Les yeux luttant contre le sommeil toujours présent, je parviens néanmoins à les maintenir ouverts et à les gorger de cette lumière unique et à nulle autre comparable. Le jour se lève, au premier abord timide et incertain. Seules quelques minutes lui seront toutefois nécessaires pour éradiquer, le temps de quelques heures, toute obscurité du paysage matinal.
Les personnes assistant à ce spectacle varient peu d'un jour à l'autre. Le grand homme en costume-cravate portant une courte barbe brune; la femme aux cheveux blonds ternes, des cernes sous les yeux, emmitouflée dans son mateau gris délavé; l'ouvrier en bleu de travail, casquette sur la tête et mp3 sur les oreilles; ... Rares sont les amateurs, et peu d'entres eux sont sensibles au paysage qui s'illumine lentement sous leurs yeux aveugles. Ils avancent, le pas vif et la tête baissée, uniquement préoccupés de gagner quelques précieuses minutes de ce temps déjà perdu.
C'est pourtant une heure magique que ce 6h du matin. Bien plus que la naissance d'un jour nouveau et l'illumination d'un coin de terre, c'est la réunion de deux mondes diamétralement opposés : celui du jour et celui de la nuit. C'est le moment où les travailleurs croisent les fêtards, où certains commencent leur journée tandis que d'autres clôturent seulement la précédente. Certains partent, d'autres reviennent, tous accablés du poids d'une fatigue aux causes bien différentes. Les regards se croisent et se détournent, tantôt désapprobateurs quant au mode de vie ainsi affiché, tantôt envieux de cette liberté, de ce temps duquel profiter. L'un comme l'autre poursuivent néanmoins leur chemin sans s'arrêter, oubliant bien vite l'autre et le monde qu'il évoquait, qui par nostalgie du passé, qui par crainte de l'avenir et du moment où, immanquablement, il faudra basculer de l'autre côté.
Jamais je n'aurais cru assister à un lever de soleil.
Et pourtant, au fil des jours, je me rends compte que, si le spectacle en lui-même est unique en son genre, il n'égale en rien l'atmosphère qui l'englobe. Aussi, la tête appuyée contre la vitre du compartiment, les paupières se fermant doucement malgré ma volonté, je garde précieusement en mémoire les images enregistrées, consciente que l'occasion ne se représentera pas de sitôt.
Car si un lever de soleil est exceptionnel, il ne remplace en rien ce temps révolu où il était permis de dormir jusqu'à pas d'heure.
Et ça, ça n'a pas de prix!
Le mois d'août se sera pourtant chargé de réfuter cette croyance qui n'a plus aujourd'hui lieu d'être. Jour après jour, matin après matin, c'est levée avant l'aube que je prends part pour la première fois de ma vie à un nouveau monde : celui du crépuscule.
Les yeux luttant contre le sommeil toujours présent, je parviens néanmoins à les maintenir ouverts et à les gorger de cette lumière unique et à nulle autre comparable. Le jour se lève, au premier abord timide et incertain. Seules quelques minutes lui seront toutefois nécessaires pour éradiquer, le temps de quelques heures, toute obscurité du paysage matinal.
Les personnes assistant à ce spectacle varient peu d'un jour à l'autre. Le grand homme en costume-cravate portant une courte barbe brune; la femme aux cheveux blonds ternes, des cernes sous les yeux, emmitouflée dans son mateau gris délavé; l'ouvrier en bleu de travail, casquette sur la tête et mp3 sur les oreilles; ... Rares sont les amateurs, et peu d'entres eux sont sensibles au paysage qui s'illumine lentement sous leurs yeux aveugles. Ils avancent, le pas vif et la tête baissée, uniquement préoccupés de gagner quelques précieuses minutes de ce temps déjà perdu.
C'est pourtant une heure magique que ce 6h du matin. Bien plus que la naissance d'un jour nouveau et l'illumination d'un coin de terre, c'est la réunion de deux mondes diamétralement opposés : celui du jour et celui de la nuit. C'est le moment où les travailleurs croisent les fêtards, où certains commencent leur journée tandis que d'autres clôturent seulement la précédente. Certains partent, d'autres reviennent, tous accablés du poids d'une fatigue aux causes bien différentes. Les regards se croisent et se détournent, tantôt désapprobateurs quant au mode de vie ainsi affiché, tantôt envieux de cette liberté, de ce temps duquel profiter. L'un comme l'autre poursuivent néanmoins leur chemin sans s'arrêter, oubliant bien vite l'autre et le monde qu'il évoquait, qui par nostalgie du passé, qui par crainte de l'avenir et du moment où, immanquablement, il faudra basculer de l'autre côté.
Jamais je n'aurais cru assister à un lever de soleil.
Et pourtant, au fil des jours, je me rends compte que, si le spectacle en lui-même est unique en son genre, il n'égale en rien l'atmosphère qui l'englobe. Aussi, la tête appuyée contre la vitre du compartiment, les paupières se fermant doucement malgré ma volonté, je garde précieusement en mémoire les images enregistrées, consciente que l'occasion ne se représentera pas de sitôt.
Car si un lever de soleil est exceptionnel, il ne remplace en rien ce temps révolu où il était permis de dormir jusqu'à pas d'heure.
Et ça, ça n'a pas de prix!
1 commentaire:
Ah j'aime bien la fin :p où le sommeil prédomine sur les splendeurs du monde..
En même temps ça se comprend avec les vies qu'on mène =)
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